Les récits multiples entendus, partagés, générés, l’effet sur mon propre chaos de ce Dit tumultueux d’un autre,
la douloureuse beauté de leur langue singulière et le télescopage quasi permanent de nos imaginaires…
Le trouble éprouvé alors …quels recours !
La littérature, dans toutes ses formes et contenus, l’écriture, et surtout la poésie
le sont devenus.
D’abord sans le savoir.
Jusqu’à ce qu’alors je le décide.
Croiser dans un même élan,
les récits de vie,
les temps d’existence partagé-e-s
la poésie,
et l’élaboration avec tous les modes que m offraient tous ces éléments.
Tenter chaque fois de faire de l’inextricable, de l’incompréhensible, une façon
d’Etre ensemble. Là. Dans l’existence.
« …Humaniser la folie,
Désaliéner les lieux de soins… » claironnait François Tosquelles !
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JAMAIS TRANQUILLE
Jamais tranquille avec la poésie…
quelle chance!
Hier soir je prends le livre de poésie de Thomas Vinau
«Juste après la pluie», l’ouvre.
Et vlan!
«Dehors
c’est la nuit
dedans
aussi»
un long moment à passer là…
puis je réitère, ré/ouvre , une autre page
«…où vont les rêves
dont on ne se souvient pas
au même endroit
que les mains
que l’on a lâchées»
là je ferme le livre!
Et je reste avec lui Eux
Longtemps.
D’ailleurs j’y étais déjà
ce devait être le moment d’être là,
dans ce dire , comme
adressé,
asséné
attendu
entendu
salvateur
un recours
à une impossibilité de le dire…jusqu’à enfin le lire.
Braconnier je deviens
il y a un temps pour recevoir ce qui ne nous est pas donné
un temps
inédit
pour prendre
sans chercher
l’offrande
la prendre
«Mais qu’est ce que le temps ?
Si personne ne me le demande,je le sais.
Si je veux expliquer le temps
à qui me le demande,je ne le sais plus»
écrit Saint Augustin.
BG